Paroles de consultant #2 : Christian, consultant Data

Après 18 ans d’expérience en pilotage de projets Data, Christian a décidé de suivre une formation technique en Machine Learning. Ce qui lui permet d’accompagner ses clients sur les aspects stratégiques et opérationnels de leurs projets en Data Science. Consultant indépendant dès le début de sa carrière, Christian a ensuite passé plusieurs années chez Kering en tant que responsable Data et Analytics. Il a notamment piloté la mise en place du datalab permettant aux Data scientists de prototyper et industrialiser leurs algorithmes. Il a choisi aujourd’hui de redevenir indépendant en tant que consultant data.

     

Peux-tu nous expliquer pourquoi tu as choisi de devenir consultant indépendant ? 

Paradoxalement ça a été au tout début une contrainte plus qu’un choix. J’ai été diplômé en 2001 et cette année était très difficile sur le marché du travail. Je sentais que le marché du conseil SAP allait être porteur, malgré tout je n’arrivais pas à trouver de poste satisfaisant en junior. J’ai donc fait le pari de me lancer en freelance. Ça a marché et par la suite je suis resté indépendant car c’était pour moi le meilleur moyen d’avoir le contrôle total sur ma carrière. Je pouvais choisir mes missions et mes formations sans conflit d’intérêt avec un employeur.

J’ai récemment passé quelques années en tant que manager de département data au sein d’un grand groupe. Je reviens à ce statut d’indépendant qui s’impose comme un évidence pour moi. Dans les métiers de la tech et du conseil, la possibilité de choisir ses missions et de changer régulièrement de contexte garantit un apprentissage constant et soutenu. En tant que consultant data c’est nécessaire pour garantir l’attractivité de son profil.

Quelle était ta plus grande crainte au moment de te lancer ?

La première crainte c’est bien sûr “Comment je vais trouver des missions?” Mais cette crainte ne dure pas longtemps. Le marché est bien structuré, fluide. Et si l’on est sur un secteur porteur et que l’on soigne son réseau, le renouvellement des missions ne pose pas de problème. Par ailleurs je pense que la culture française accepte et valorise de mieux en mieux ce statut.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite devenir consultant indépendant ?

Mon premier conseil serait de vous faire aider pour tout ce qui n’est pas votre coeur de métier. En théorie on peut tout faire seul : sa prospection, sa compta, etc. Mais pour chacun de ces domaines il y a un spécialiste qui fera les choses mieux et plus vite que vous. Donc ne vous dispersez pas. Il vaut mieux investir quelques jours en formation pour se mettre à jour que de passer des jours à faire sa comptabilité annuelle. 

Deuxième conseil : formation ! Ne vous reposez pas sur vos lauriers. Beaucoup de consultants font l’erreur de croire que le niveau d’expertise est acquis et immuable. Or les choses bougent très vite, en particulier dans la tech. Se re-former régulièrement est impératif pour rester à jour, mais aussi parfois juste pour détecter les tendances, renouveler son réseau…

Quelles expertises proposes-tu à tes clients en tant que consultant data ?

Ma spécificité est d’avoir une double compétence technico-fonctionnelle. J’ai d’un côté une connaissance approfondie des métiers B2C et notamment du retail et du luxe. Mais aussi une culture technique étendue sur les sujets data (architecture data, analytics, data science, machine learning). Je peux donc intervenir en conseil auprès d’une direction générale ou d’une direction métier sur des sujets marketing, supply chain, ou finance. Et par la suite redescendre à un niveau de détail élevé dans la réalisation d’une solution technique, jusqu’au code ou à l’optimisation d’un algorithme d’IA.

Quelle serait ta mission idéale ? 

Une mission idéale c’est par exemple d’assister un comex. L’assister dans l’identification des leviers de valeurs à dégager grâce à la data et/ou au machine learning, et d’enchaîner avec la réalisation technique de ces premiers scenarii. Habituellement, les sociétés de conseil traditionnelles mobilisent des équipes entières pour ce type de mission. Cependant mon niveau d’expertise fonctionnelle, technique, architecture et organisation me permet de conduire ce genre de mission en toute autonomie et de manière transversale, avec en conséquence un impact important coût/efficacité pour le client.

Une dernière chose à ajouter ? 

J’aime les mission hands-on, ou le travail délivré apporte une réelle valeur ajoutée au coeur du métier de mes clients. Il n’y a pas de plus grande satisfaction que de sentir que l’on a contribué à un succès sur le terrain.

Le profil de Christian vous intéresse ?  Vous avez besoin d’un consultant au profil similaire ? Contactez-nous !