La banque du futur : un réel mix du digital et de l’humain

Nous sommes beaucoup à nous poser la question de savoir ce que sera la banque du futur ?
Une banque dite bionique, ça vous parle ? Les opérations bancaires effectuées en agence décroissent de 3% par an. On assiste au fil du temps à une transformation digitale. Elle permettra à l’univers financier d’aller plus loin dans l’amélioration de l’expérience client.

Cette banque bionique contribuera à l’amélioration de la rentabilité des capitaux propres de 8 à 10 points.
L’objectif serait d’augmenter la satisfaction du client en accroissant les investissements du digital sans pour autant licencier la masse humaine existante. Ce temps de travail vacant sera réaffecté à la relation client pour optimiser un conseil à forte valeur ajoutée.

L’innovation , l’évolution de la demande des clients, l’accroissement de la pression réglementaire, mais encore, les problèmes de l’Afrique subsaharienne à développer un système bancaire à la pointe de la technologie …Tant de défis que le secteur de la finance doit relever, car la technologie numérique révolutionne le monde. Comment allons-nous passer d’une banque humaine à une banque bionique (Banque 100% digitale et humaine) ?

I/ De la banque traditionnelle à la banque actuelle..

La banque traditionnelle est construite autour des produits et de canaux permettant de commercialiser ses produits.
Depuis la crise de 2008, le secteur des services financiers a réaffirmé son rôle positif au service de la société et de l’économie. Le recours aux nouvelles technologies avait pour objectif de repenser les fonctionnements internes et l’expérience client.

La technologie au sein de la relation des banques et des entreprises (B2B) a permis de créer de nouvelles sociétés. Ces dernières prennent en charge la gestion et l’analyse des données de manière plus agile et plus économique.
Par exemple Dassault Système accueille un programme d’accélération : Le 3D Fin Tech Challenge qui vise doubler le rythme de l’innovation au sein des services financiers. L’objectif est de donner aux start up technologiques la possibilité de relever des défis concrets.

La technologie a joué un grand rôle dans la relation des banques et des particuliers. On le voit avec le développement de « l’argent mobile ».
En Afrique, on assiste aujourd’hui à une explosion des nouveaux modes de paiement (par exemple : les transferts d’argent mobile : Western Union, Money Gram, M-Pesa, Ria, Monisap, Wafacash…).
Ces nouvelles technologies n’intéressent pas que les pays en développement. Les paiements en ligne sont démocratisés et utilisés par des entreprises telles que FacebookPay, ApplePay, LiftPay, Paymit…
Aujourd’hui, l’ère numérique permet des transactions financières simples, rapides, directes, sans frontière de lieu ou de temps (applications mobiles, visioconférences, robotisation).

L’explosion du traitement et l’analyse des données permettent ainsi aux gestionnaires de fonds d’investissement et à leurs clients d’accéder aux nouvelles formes d’information partout. Ces méthodes entraînent des limites pour le système bancaire actuel, mais des enjeux et des défis à relever pour la banque à venir.
Les banques historiques survivront-elles à la révolution numérique ?

II/ La banque en 2030

La banque du futur se structure autour des clients et des données relatives à ces derniers. Les challenges du secteur seront :
– La capacité à gérer les masses importantes de données avec des technologies Big data et la gestion des bases de données.
– Conserver la confiance que leur apportent les clients.
– L’émergence d’innovation de cyber sécurité.
– La concurrence accrue sur le terrain : les anciennes banques utilisant les outils des années 1970 devront se rallier aux nouvelles modes technologiques.

La banque bionique garantit un nouvel ordre financier.
Les entreprises fin Tech ambitionnent de rendre la finance plus transparente pour les investisseurs par la création d’un service d’investissement en ligne à bas coût, facile d’utilisation et accessible à tous (les acteurs déjà établis, mais aussi les nouveaux arrivants).
Nick Hurgeford, le PDG de Nutmeg déclare que « la nouvelle technologie nous permet de démocratiser les services financiers, de donner à tous, accès à ce qui était jusqu’à présent réservé aux plus fortunés ».
C’est un tournant important pour la technologie financière, car la vitesse de mise sur le marché est un facteur de différenciation.
La collaboration avec les entreprises fin Tech apporte des bénéfices sans précédent, car elle réduit les coûts de régulation et améliore la conformité.
La valeur du secteur global des fin Tech est passée de 1 milliard de dollars en 2008 à 8 milliards en 2018. De plus en 2016, le BCG estime que les meilleurs acteurs dans le numérique génèrent un résultat avant impôts 50% plus élevés que la moyenne entre 2012 et 2015.
La création de lunettes intelligentes pour consulter son portefeuille serait possible dans la banque bionique à l’horizon 2030 !
Une simple manière de montrer que le banquier devra se concentrer sur ses clients, leurs centres d’intérêt, leurs dépenses… pour assurer un service conseils de qualité.

D’après Marc Bürki, CEO de Swissquote bank depuis 2002 « l’avenir appartient au conseiller virtuel ».
La banque bionique opte pour une totale indépendance client (toutes les opérations inimaginables en ligne : paiements, organisation des finances, gestion de patrimoine, ouverture de compte, emprunt hypothécaire…)
– Les réseaux sociaux deviendront des établissements financiers pour passer des messages à la génération Y. Des paiements disponibles depuis certaines applications et qui émettent une liaison directe avec la banque.
– La présence de financements alternatifs se développera davantage (comme le crowfuding, le crowdlending). 
– La banque du futur pourrait faire des smartphones, de nouveaux terminaux qui acceptent les cartes de crédits.
– La délégation de la gestion des portefeuilles à des robots qui ont recours à des algorithmes pour faire des investissements en fonction des critères prédéfinis par les clients ou encore générer des propositions pour améliorer les placements des clients.

Pour conclure, les technologies et l’intelligence artificielle sont d’une très grande aide dans les processus d’innovations financières cependant rien ne serait possible sans les compétences humaines.
C’est dans cette optique que les banques bioniques pourraient offrir le bon mix entre technologies numériques et contact humain pour faciliter le développement des outils pour préserver les données des clients.

La blockchain est un exemple palpable, née de la monnaie virtuelle connue de tous, le bitcoin. La finance est le premier secteur à s’être intéressé à ce sujet.
Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne.
Assisterons-nous à de nouvelles formes de RGPD avec la tokenisation de la finance par exemple ?