Consultant indépendant : les 6 compétences pour réussir une mission

On ne naît pas consultant indépendant, on le devient en acquérant un ensemble de compétences et en adoptant un comportement qui favorise la réussite dans le monde du conseil.
Ces compétences doivent lui permettre de pouvoir aborder un bon nombre de sujets avec une démarche structurée, ouverte et axée sur la valeur ajoutée qu’on pourrait apporter au client.
En plus de son domaine d’expertise, le consultant doit développer des hard skills et des soft skills.

 

Les Hard Skills, le “must have” d’un consultant

1 – Résoudre des problèmes

Elle permet au consultant de trouver des solutions réalisables et performantes pour accompagner son client. En ce sens, il est nécessaire d’accorder du temps et de l’espace au cadrage du problème. C’est pourquoi la résolution de problème passe par une étroite collaboration avec son client. En réalité la plupart des problèmes sont résolus par leur simple compréhension.
Il est intéressant de questionner le client de manière cohérente. L’une des premières femmes consultantes, Barbara Minto a développé la technique de la pyramide. Celle-ci permet de décomposer un problème en multiples sous problèmes afin d’émerger des solutions viables.
La méthode QQOQCCP, peut également être utilisée pour soutenir cette technique.
Les éléments subjectifs du type « il a dit que, il pensait que, si on savait que, on aurait dû …” sont à bannir car la compréhension d’un problème s’appuie sur des faits .

2 – Gérer des projets

Discipline phare qui permet à l’homme la réalisation de ses rêves les plus ambitieux ! Ne pas maîtriser la gestion d’un projet en étant sous le statut de consultant indépendant équivaut à un suicide professionnel.
Le consultant, c’est avant tout un chef de projet, un expert dans le pilotage d’entreprise. Il doit être capable d’adapter, de modifier, d’amender ses propositions pour que le changement s’établisse dans les meilleures conditions.
Nous vous suggérons de visiter le blog de Jean Philippe Policieux (chef de projet Prince2 et coach de chefs de projets) qui partage plusieurs astuces et des bonnes pratiques à ce sujet. Vous pourrez également aller  sur ce site, Level-5-Leadership – A journey to greatness. Avec cela, vous pourrez explorer les qualités d’un «chef de projet exceptionnel».

3 – Être agile

D’une part, l’agilité, permet d’adapter son planning et ses équipes, de sorte que vous, consultant,  soyez dans une gestion proactive et efficace.
D’autre part, les méthodologies agiles permettent aux équipes, et aux différentes organisations d’apprendre de leurs erreurs et de s’adapter en conséquence.
Quelques méthodes et approches d’agilité et d’innovation :
– Scrum
– Kanban
– Lean
– Design thinking
– Co-développement
– Systémique …
Les consultants ne doivent pas juste copier-coller ces méthodes mais plutôt s’en inspirer. Par la suite, ils pourraient les adapter aux pratiques de leur équipe et ainsi accompagner progressivement l’organisation vers le digital first et une culture axée sur l’intelligence collective.

 

Les Soft Skills, to make “THE” difference

Le consultant est celui qui doit interagir avec le client (individu ou groupe d’individus). Il doit donner aux personnes concernées des conseils sur la stratégie d’entreprise ou proposer de nouvelles façons d’accomplir les mêmes tâches conduisant à une amélioration d’un ou plusieurs paramètres commerciaux de l’entreprise X.
Au-delà de ces hardskills, le consultant doit avoir des softskills pour atteindre ses objectifs.

4 – Être un bon communicant et être à l’écoute

L’essentiel de l’apport d’un consultant consiste à travailler en équipe et à « co-produire » avec ses clients. Dans ce cadre, l’écoute et la capacité à mobiliser l’énergie du changement sont fondamentales.
Un consultant doit communiquer en permanence pour convaincre, anticiper les doutes et inquiétudes, rassurer le client et savoir partager les solutions.
Plus le consultant communiquera, plus il cernera les besoins du client et plus il sera en mesure de leur faire suivre ses idées.


5 – Être transparent

Vous vous devez d’être honnêtes ! Eh oui !
Tant que le consultant ne sensibilisera pas et ne confrontera pas le client à la réalité du terrain, il ne sera pas en mesure de lui donner le genre de conseils qui l’aideront à apporter des changements nécessaires. Le consultant joue également le rôle de guide car c’est à lui de faire prendre conscience au client des difficultés de l’organisation et des projets qui sont réalisables ou pas.

6 – Être un leader

Dans la vie du consultant, si le contenu est clé, la forme de la restitution est de nature à persuader et à convaincre les clients d’engager telle ou telle initiative.
Le consultant doit projeter une image professionnelle, appropriée et authentique. Il doit être une personne polie, confiante et assurée en même temps. Il a besoin d’avoir une certaine autorité car c’est une qualité importante pour acquérir le respect de tous et réussir dans son travail.
La plupart des missions dans le conseil impliquent de conduire certains changements au sein de l’organisation. Il y a toujours une partie résistante au changement.
Le consultant doit posséder une capacité de leadership pour faire avancer les projets et faire adhérer l’ensemble des parties prenantes au projet.

 

Pour terminer, lorsqu’une entreprise fait appel à un consultant indépendant, c’est bien parce qu’elle ne dispose pas d’une expertise ou qu’elle veut accélérer un projet.
Pour conduire le projet, le consultant doit avoir des hard skills et des soft skills (être doté d’une grande discipline, garder une certaine objectivité de la situation, se rendre disponible pour le client , être confiant , persévérant, studieux…)
Le consultant doit toujours faire bonne impression et rendre un travail de qualité, il n’y a que comme ça qu’il pourra obtenir des recommandations, se faire référencer et créer des relations durables et de confiance avec le client.