Devenir consultant freelance

Devenir consultant freelance : 7 étapes clés pour se lancer

Devenir consultant freelance – ou consultant indépendant – présente de nombreux avantages. Cela permet de se libérer du temps et d’avoir plus de flexibilité pour faire ce que l’on veut tout en gagnant plus d’argent. Cependant, travailler en tant que consultant freelance vous engage personnellement plus que tout autre emploi. En effet, passer d’un travail salarié à un travail indépendant où les horaires et les missions sont incertains représente un risque, mais les avantages sont nombreux. Pour se lancer, de nombreux points sont donc à prendre en compte. Afin de vous aider dans cette démarche, nous avons identifié les 7 étapes essentielles.

 

1 – Êtes-vous prêt pour le travail de consultant freelance ?

La première étape lorsque l’on veut devenir consultant freelance est de bien penser à la cohérence de ce travail avec ses objectifs de vie. Si l’idée d’indépendance peut plaire au premier abord, ce n’est pas pour autant qu’elle convient à chacun. Alors, avant de quitter votre emploi salarié pour vous lancer en tant qu’indépendant, réfléchissez bien à l’adéquation de ce mode de vie avec vos pré-requis :

  • – Aimez-vous guider les personnes dans la réalisation de leurs projets ?
  • – Souhaitez-vous être une référence donnant votre opinion  professionnelle ?
  • – Êtes-vous à l’aise avec la solitude d’un travail indépendant ?
  • – Avez-vous peur d’être votre propre patron et de vous occuper des tâches administratives ?
  • – Êtes-vous capable de faire fi du manque de missions, à la fois personnellement et financièrement ?

 

2 – Définissez votre offre et vos cibles

Si devenir consultant freelance vous intéresse toujours, il est alors temps de penser à l’offre que vous proposerez : comment vous différenciez-vous de l’offre déjà existante ? Répondez-vous à un besoin du marché ?

Partez de votre expérience professionnelle, de vos passions et des attentes des clients. En connaissant vos forces et vos faiblesses, vous identifierez à la fois vos domaines d’expertise et les personnes susceptibles de faire appel à vous.

Il est primordial pour vous de parfaitement maîtriser l’étendue de votre offre ainsi que vos cibles potentielles. En effet, vous vous comporterez et vous présenterez de manière différente suivant votre interlocuteur. Cabinets de conseil, startups et grands groupes n’ont pas les mêmes attentes.

Pour cadrer votre offre professionnelle et cibler vos clients, n’hésitez pas à trouver de l’aide dans des MOOCs sur le sujet ou bien auprès de spécialistes du conseil. Cela vous distinguera de vos concurrents généralistes et vous permettra d’exiger une meilleure rémunération.

 

3 – Déterminez votre TJM

Devenir consultant freelance implique obligatoirement la définition de son TJM (Taux Journalier Moyen). Celui-ci, particulièrement au début, doit être flexible. Il va, en effet, évoluer en fonction des missions qui vous sont proposées, du type d’entreprise pour laquelle vous travaillez.

Il existe deux méthodes pour définir votre TJM, une première approche prenant en considération le marché et une seconde prenant pour base votre ancien salaire.

La première méthode part du benchmark des taux journaliers d’autres consultants freelance. Si ceux-ci possèdent un domaine d’expertise et des expériences similaires aux vôtres, vous pouvez considérer leur TJM comme une référence. Cela vous permettra par conséquent de vous positionner sur ce marché compétitif.

La deuxième méthode consiste à partir de votre ancien salaire afin de déterminer votre TJM. Prenez votre dernier salaire annuel en tant qu’employé et ajoutez-y toutes les prestations que vous avez effectuées. Divisez ensuite ce montant par le nombre de jours ouvrables dans une année – 250 et vous obtiendrez votre taux de base. Pour compenser le fait que vous ne travailliez pas 250 jours par an, vous avez tout intérêt à ajouter une charge de freelance. Celle-ci peut aller de 50% à 150% de votre taux de base en fonction de vos compétences.

 

4 – Choisissez votre statut juridique

Une fois votre TJM déterminé, il est temps pour vous de savoir sous quel statut vous allez vous enregistrer. Auto-entrepreneur, SASU, EI ou encore EURL : lequel est le plus adapté à votre activité ?

Malgré les apparences, le statut d’auto-entrepreneur n’est pas toujours le plus adapté. Il est très simple administrativement d’avoir ce statut : il suffit de déclarer votre activité et de vous immatriculer au RCS ou au RM. Cependant, une qualification professionnelle est requise et votre chiffre d’affaires ne doit pas excéder 70 000€.

Il est très facile de créer une EI (Entreprise Individuelle), il suffit pour cela d’envoyer un dossier de constitution au CFE pour ensuite recevoir son numéro SIRET. Si son fonctionnement requiert peu d’efforts – il n’y a pas besoin de tenir de comptabilité écrite pendant l’année -, l’EI présente toutefois un risque très important. En effet, les patrimoines personnel et professionnel sont confondus.

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est un statut à la fois souple et sécurisé. Vous déterminez librement le capital de l’entreprise et choisissez de payer l’impôt sur le revenu ou bien l’impôt sur les sociétés. Cependant, ce statut n’offre ni assurance chômage ni assurance d’accident du travail.

Finalement, la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est la plus intéressante lorsque l’on choisit de devenir consultant freelance. En effet, ce statut permet à la fois de limiter sa responsabilité à son patrimoine professionnel, et de bénéficier d’un régime social protecteur. La SASU est soumise à l’impôt sur les sociétés et ne permet pas de prétendre à l’assurance chômage.

Des sites existent pour vous aider dans la création de vos statuts. Vous pouvez par exemple vous rendre sur Captain Contrat ou bien sur Legalstart.fr. En 48h, vous pourrez créer votre entreprise, modifier vos statuts ou encore parler à un avocat pour qu’il vous conseille.

 

5 – Mettez à jour votre CV et votre compte LinkedIn

Après 5, 10 ou 15 ans d’expérience professionnelle, il est devenu impossible pour vous de faire tenir toutes vos informations sur une page ? Cela ne pose aucun problème puisque vous n’y êtes pas tenu. Au contraire, détaillez vos expériences en précisant vos différentes missions, les résultats que vous avez obtenus, la taille de l’équipe que vous avez dû manager, etc. Cela permettra à vos futurs clients de se faire une meilleure idée de vos compétences et de vos domaines d’expertise.

Il est, par ailleurs, essentiel de mettre à jour votre profil LinkedIn. Celui-ci sera en effet la deuxième source d’informations pour vos clients après votre CV. Ajoutez par conséquent une photographie professionnelle si ce n’est pas déjà le cas, complétez vos expériences et n’hésitez pas à être actif. Interagir avec votre réseau sera, en effet, la clé de votre réussite.

 

6 – Faites fructifier votre réseau 

Avant de vous lancer, il est important de savoir qui sera votre premier client. Cela vous permettra d’éliminer une partie de vos inquiétudes concernant l’absence de missions. Appuyez-vous sur le réseau que vous vous êtes constitué tout au long de votre carrière. N’hésitez pas à solliciter vos connaissances et anciens collègues : s’ils ont apprécié travailler avec vous auparavant, il est très probable qu’ils vous aident et vous confient des missions.

Ce premier réseau très utile lorsque vous vous lancez n’est pas suffisant sur le long terme. Il est nécessaire, pour trouver des missions, que des personnes pensent à vous au moment même où un besoin se fait ressentir dans leur entreprise. Pour cela, il faut réseauter, vous rendre à des événements, à des réunions, et prendre soin de votre image.

De plus, indépendant n’est pas synonyme de solitaire. Des communautés de consultants freelance comme Expertaly vous permettront d’être guidé dans vos choix de carrières, d’avoir accès à des missions dont vous n’auriez pas eu connaissance grâce à votre réseau personnel ou encore d’interagir avec d’autres consultants freelance. N’hésitez pas à vous impliquer dans des associations, auprès de la CCI de votre région ou encore dans des incubateurs. Le nombre de personnes voulant faire de votre projet une réussite vous surprendra !

 

7 – Avancez avec mesure

Etre consultant freelance c’est aussi être chef d’entreprise. Vous devez donc posséder d’excellentes compétences organisationnelles. Au fur et à mesure de vos missions, il deviendra sans doute intéressant d’engager un comptable ou les services d’une société extérieure. Avant cela, les consultants freelance peuvent se tourner vers des applications comme InvoiceBerry, Invoice to me ou Artinove pour mettre en place leur facturation et tenir leurs comptes.

Comme dit auparavant, se lancer comme consultant freelance n’est pas sans risque. Il est donc primordial d’avoir un plan B dans le cas où vous n’y parviendriez pas malgré ces conseils. Par conséquent, il faut penser aux éventuels passages à vide avant de les rencontrer. Il se peut en effet que vous rencontriez des difficultés lors de votre première recherche de mission ou bien entre deux expériences.